Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

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      De quelles alternatives individuelles, collectives et technologiques dispose t-on pour lutter contre le changement climatique ?

      Comment lutter contre le réchauffement de la planète sans compromettre notre qualité de vie ?

      Comment permettre aux pays en développement ou pays les moins avancés d'évoluer sans contribuer à l'explosion des émissions de gaz à effet de serre ?



S'il est de la responsabilité de l'Etat, des entreprises et des industriels d'atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par le Protocole de Kyoto, il est du devoir de chacun de contribuer à l'effort collectif qui doit être fait pour lutter contre le changement climatique.

La réduction de nos émissions est donc plus que primordiale pour agir contre le réchauffement global de la planète dont les conséquences nous menacent tous. Sachant que les émissions de gaz carbonique d'origine humaine proviennent principalement de la combustion des énergies fossiles, la solution la plus évidente consiste à réduire notre consommation de ces énergies. Les premières voies de réduction de la consommation sont la modération de la demande grâce à l'efficacité énergétique et l'utilisation rationnelle de l'énergie.

      Efficacité énergétique : il s'agit de fournir le même service en consommant moins d'énergie, notamment par le biais de procédés tels que la production éco-efficace ou l'écologie industrielle, et qui contribue à atténuer les conséquences pour l'environnement par unité d'activité économique. Pour en savoir plus sur les projets d'efficacité énergétique financés par Action Carbone, consultez notre rubrique projets

      Utilisation rationnelle de l'énergie : il s'agit de lutter contre le gaspillage en produisant différemment. Cas de l'agriculture : Il existe aujourd'hui des pratiques agricoles qui permettent d'assurer de forts rendements en limitant la consommation d'énergie : agriculture sans labour (permaculture et technique culturale simplifiée), auxiliaires de culture, associations de cultures ou rotations, utilisation d'engrais verts (agriculture bio).



Les autres alternatives sont la substitution des énergies fossiles par d'autres sources moins émettrices de gaz à effet de serre.

      Energies renouvelables : Il s'agit des énergies solaire, hydraulique, éolienne, mais aussi de la biomasse (bois, déchets verts, cultures) et de la géothermie. Leur apport actuel est limité au regard de la demande totale en énergie (éolien = 0,02% de l'approvisionnement énergétique mondiale. Hydroélectricité = 2,4%. Leur développement est nécessaire mais est borné à certaines contraintes physiques, notamment d'espace qui ne leur permettent pas d'apporter une réponse totale mais seulement d'y contribuer. Découvrez nos projets d'énergies renouvelables

      Energie nucléaire : Bien que présentant un potentiel supérieur aux énergies renouvelables, l'énergie nucléaire présente un autre inconvénient à l'heure actuelle qui est la production de déchets radioactifs dont certains le resteront pendant des milliers d'années.



Axes de réduction au quotidien

Si nous ramenons le niveau maximal d'émissions pour arrêter l'accroissement de l'effet de serre qui est de 3Gt à une échelle individuelle, chacun pourrait émettre un maximum d'environ 500 kg équivalent carbone (tCe) par an. Or, en France par exemple, nous atteignons un niveau de près de 2,2 tCe par an, ce qui est 4 fois supérieur. L'action des pouvoirs publics et des secteurs économiques mérite donc d'être appuyée et renforcée à l'échelle individuelle.
Pour cela, un éventail de bonnes pratiques à réaliser au quotidien existe. Tant dans le domaine des transports, de la consommation d'énergie domestique et d'électricité que dans nos comportements d'achats nous pouvons tous agir pour réduire nos émissions individuelles. Voici donc quelques gestes de la vie quotidienne qui vous permettront de réduire en amont vos émissions de gaz à effet de serre :

Réduire les émissions liées aux transports :

      Préférer les transports en commun à la voiture permet de réduire nos émissions et notre consommation de carburant, qui représente une part accroissant de notre budget. Les véhicules particuliers sont responsables de 14% des émissions nationales. Alors que les émissions françaises ont diminué de 0,8% les émissions dues aux véhicules particuliers ont augmenté de 17% entre 1990 et 2004. Prendre plus souvent les transports ou marcher permettrait ainsi de réduire d'une façon significative l'ensemble des émissions nationales.

      Avoir une conduite souple et économe en voiture permet d'économiser jusqu'à 40de carburant donc des émissions de gaz à effet de serre.

      Pratiquer le covoiturage ou l'autopartage en cas de besoin.

      Entretenir son véhicule pour économiser du carburant mais aussi diminuer les risques de sécurité liés à l'usure.

      Choisir un véhicule propre Découvrir les recommandations de l'ADEME






Compenser ses émissions

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Nous pouvons choisir de ne pas prendre l'avion pour partir en vacances, ou encore préférer le vélo à la voiture pour nos déplacements urbains et ne pas surchauffer nos logements.
Mais il ne nous est pas toujours possible d'éviter nos déplacements en voiture ou en avion, ou de ne pas faire usage du chauffage. Certaines professions nécessitent l'usage d'un véhicule individuel en raison de la distance du domicile du lieu de travail, ou encore des voyages vers des destinations très éloignées... Pour certains trajets nous n'avons guère d'autre alternative.

Action Carbone vous permet par un système de compensation volontaire de prendre en charge les émissions liées à ces actions.

Comment compenser ses émissions de gaz à effet de serre ?

La première étape pour compenser ses émissions est de les évaluer. C'est pourquoi Action Carbone propose un calculateur qui permet de mesurer les émissions relatives aux déplacements en avion, déplacements en voiture et consommations d'énergie à la maison.
Action Carbone calcule ensuite la contribution financière nécessaire pour compenser ces émissions. Ce montant est évalué par rapport au coût moyen d'une tonne de carbone évitée ou séquestrée grâce à la mise en place de nos projets.

Que compenser ?

La compensation volontaire est un recours pour les émissions difficilement évitables, pour des raisons diverses, on pourra parler d'émissions irréductibles. Il s'agit principalement des postes fortement émetteurs que sont le transport et le chauffage pour les particuliers.

Le transport automobile

La voiture individuelle est le mode de déplacement le plus utilisé. Il domine largement le train, la marche et l'avion. C'est un mode de transport qui s'est répandu dans tous les foyers et a offert une grande liberté de mobilité à chacun, mais c'est aussi un grand consommateur de carburant d'origine fossile donc émetteurs de CO2. En 2000, le transport routier représentait 40% des émissions de CO2 françaises, soit 126 millions de tonnes.
Le problème essentiel est que malgré les efforts mis en place par les constructeurs pour réduire les émissions individuelles des véhicules, les émissions nationales de ce secteur sont en constante augmentation. Il y a plusieurs raisons à cela : la multiplication du nombre de véhicule en circulation, notamment avec la multimotorisation des ménages (plusieurs véhicules pour un même foyer), et les distances parcourues avec la systématisation du déplacement automobile même pour les courtes distances (50% des trajets en voiture sont inférieurs à 3 Km). Par ailleurs les équipements de confort comme le chauffage ou la climatisation entraîne également des surconsommations de carburants qui peuvent aller jusqu'à 20%.
Laisser sa voiture au garage et penser à prendre les transports en commun ou son vélo est sans doute la meilleure des solutions, mais ce n'est pas toujours faisable. C'est pourquoi la compensation volontaire de ses émissions et un pas complémentaire pour réduire au maximum son impact sur le climat.
Mesurez et compensez les émissions de votre véhicule

Le trafic aérien

Grâce à l'avion, partir en vacances au bout du monde dans est désormais accessible à tous. Mais ce miracle technologique qui permet à l'homme de voler a une contrepartie dont nous ne mesurons pas encore tous les dangers que sont les émissions de gaz à effet de serre.
Malgré cela, le transport aérien n'est pas soumis aux engagements du protocole de Kyoto et les vols internationaux ne sont pas comptabilisés dans les émissions nationales des pays de provenance ou d'arrivée. Ainsi, son impact est souvent sous-évalué.
De plus, le transport aérien a un double impact sur le climat, non seulement à cause de la consommation de kérosène mais également des traînées de condensation qui augmentent la formation de nuage et contribuent au réchauffement de la surface de la planète.
La meilleure des solutions est bien sûr de limiter au maximum ce mode de déplacements et de revoir les distances de ses destinations de vacances, mais lorsqu'on ne peut pas trouver d'alternative, la compensation volontaire permet de limiter ces conséquences.
Mesurez et compensez vos déplacements en avion

Le chauffage domestique

Le chauffage est le premier poste de consommation dans l'habitat. Il représente en moyenne plus de 2/3 des consommations d'énergie domestiques. Cependant, il peut avoir un impact très variable sur les émissions de gaz à effet de serre. En France, le chauffage électrique a un impact moindre car il utilise essentiellement l'énergie nucléaire faiblement émettrice. En revanche, le chauffage au gaz et encore plus le chauffage au fioul ont un réel impact car ils sont directement émetteurs de gaz à effet de serre.
Quelque soit votre mode de chauffage, les économies restent essentielles, mais réduire ce poste à néant est impossible certains mois de l'année. C'est pourquoi la compensation volontaire vous permet de réduire l'impact du chauffage de votre logement, surtout s'il consomme du gaz ou du fioul.
Mesurez et compensez les émissions de votre logement





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Quelques chiffres

      Un aller-retour Paris-New York engendre l'émission de 1,8 tonne de CO2 par personne, l'équivalent de 5000 km en petite voiture en zone urbaine.

      En 2005, 7,12 milliards de tonnes de gaz à effet de serre ont été émises dans l'atmosphère. Le CO2 représente 80% de ces émissions.