REFORESTATION COMMUNAUTAIRE EN COLOMBIE - ALTERNATIVE CARBONE
Il s'agit de racheter et restituer des parcelles déforestées aux populations indigènes Kogis en vue d'une régénération naturelles des forêts et de la biodiversité.

CONTEXTE
La Sierra Nevada de Santa Marta, située dans le Nord de la Colombie, est une montagne haute de 6 000 mètres considérée comme l'une des régions les plus riches au monde en termes de biodiversité. Elle est également l'habitat des Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes du continent sud américain.
Du fait de la conversion en terres de culture et d'élevage, de l'exploitation des bois précieux et de la pression touristique, la Sierra Nevada de Santa Marta a perdu 78 % de sa couverture forestière en 30 ans.
PROJET
Il consiste à racheter les terres ancestrales des communautés Kogis et de leur restituer afin de permettre la régénération des écosystèmes forestiers et de la biodiversité locale grâce à leur savoir-faire traditionnel.
Le projet s'inscrit aujourd'hui dans un large programme dit « Mendihuaca », lancé par l'association Tchendukua Ici et Ailleurs, qui a pour objectif l'acquisition de 1 000 ha de terres à l'horizon 2012-2014.
BENEFICES ENVIRONNEMENTAUX
- Amélioration de la fertilité des terrains grâce à la réduction de l'érosion et l'accumulation de matière organique
- Meilleure régulation des régimes des cours d'eau grâce à l'installation des plantations
- Restauration progressive de la biodiversité (faune et flore)
- Lutte contre le changement climatique grâce au stockage de carbone permis par le retour de la végétation
BENEFICESECONOMIQUES ET SOCIAUX
- Sécurisation des habitats traditionnels des Indiens Kogis par la possession en pleine propriété des terrains
- Retour des rituels traditionnels Kogis grâce à la reconquête de leurs terres ancestrales

TCHENDUKUA - ICI ET AILLEURS
Le projet est mis en œuvre localement par l'association Tchendukua Ici et Ailleurs, qui assure le rachat des terres et les relations entre les autorités locales et les populations indigènes Kogis.
Association française créée en 1997. L'association s'attache à acheter des parcelles dans le but de reconstituer les écosystèmes grâce aux connaissances des communautés autochtones locales.
L'association compte aujourd'hui plus de 6 000 adhérents et bénéficie du soutien financier du Ministère des Affaires étrangères français.

DEBUT DU PROJET EN 2006
Dans le but de freiner la destruction de la Sierra Nevada de Santa Marta, l'association Tchendukua - Ici et Ailleurs entreprend, depuis 1997, le rachat et la restitution de terres au profit des communautés indigènes Kogis, considérées comme étant les plus à même de restaurer les écosystèmes forestiers des zones dégradées. GoodPlanet a décidé de soutenir ce projet en 2006 afin d'accélérer le rachat des terres.
RACHAT DES TERRES ENTRE 2006 ET 2010
8 terres ont été rachetées entre 2006 et 2010 représentant une surface totale de 883 ha. Elles sont situées sur les versants Nord et Sud de la Sierra ainsi que dans la vallée de Mendihuaca.
En 2010, Tchendukua Ici et Ailleurs a également initié deux partenariats importants : avec le service des Parcs Nationaux Colombiens et avec le représentant officiel des peuples indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta – Organizaçion Gonawindua Tayrona (OGT). Ces partenariats faciliteront la restitution des terres acquises et le développement des territoires indiens.

ACTUS
En janvier 2011, le projet a reçu la visite de Matthieu Tiberghien en vue de suivre son état d'avancement.

METHODOLOGIE DES NATIONS UNIES
En 2007, le projet a fait l'objet d'une première étude carbone sur une parcelle alors en cours d'acquisition.
Les calculs se sont appuyés sur la méthodologie simplifiée pour les petits projets de boisement reboisement « The approved methodology Simplified Baseline and Monitoring methodologies for small-scale afforestation and reforestation project activities under the clean development mechanism implemented on grasslands or croplands » – AR-AMS0001 (version 04).
Le potentiel de séquestration du projet à 60 ans se situerait entre 6 200 et 15 200 t de CO2 par hectare.
Des études complémentaires seront prochainement menées en vue de compléter ce travail et de l'élargir à l'ensemble des terres restituées.






















